Prénoms en -o
Les prénoms terminés par la voyelle -o forment un ensemble varié, dont les origines couvrent le latin, le grec, le germanique et les langues romanes. Certains sont des formes abrégées anciennes — Léo issu de Léon, Théo de Théodore ou Théophile — tandis que d'autres, comme Hugo, dérivent directement d'un étymon germanique (hug, « intelligence, esprit »). Cette terminaison existait déjà dans l'anthroponymie médiévale française, portée notamment par des saints et des souverains.
Les données de naissances de l'INSEE sur la période 1900-2024 révèlent une trajectoire contrastée : longtemps discrets, ces prénoms ont connu un regain marqué à partir des années 1990-2000, portés par un goût pour les formes courtes et sonores. Léo, Hugo et Théo figurent parmi les prénoms masculins les plus attribués des deux dernières décennies, tandis que la finale -o reste très minoritaire au féminin.