Prénoms courts
Les prénoms courts — généralement définis comme comportant une à quatre lettres — forment une catégorie bien représentée dans l'onomastique française. Ils se répartissent entre héritages latins et grecs (Luc, Marc, Eva), formes germaniques condensées (Lou, Ada) et diminutifs devenus prénoms à part entière au fil des siècles. Leur brièveté n'est pas un phénomène moderne : des prénoms comme Jean, Guy ou Léa figurent dans les registres paroissiaux depuis le Moyen Âge.
Les données de naissances de l'INSEE sur la période 1900-2024 montrent que les prénoms courts ont connu des cycles d'engouement distincts. Certains, portés massivement au début du XXe siècle, ont décliné avant de se stabiliser. D'autres, comme Lola, Ines ou Axel, ont émergé ou resurgi dans la seconde moitié du siècle. La facilité de prononciation et la sonorité percutante de ces prénoms contribuent à leur longévité dans les usages.