Prénoms grecs
Les prénoms d'origine grecque constituent l'un des fonds les plus anciens et les plus abondants de l'anthroponymie française. Transmis par le latin, puis diffusés à travers le christianisme — qui a adopté de nombreux noms de saints, d'apôtres et de martyrs grecs —, ils ont façonné le répertoire français depuis le Moyen Âge. Des prénoms comme Philippe, André ou Catherine portent ainsi des étymons grecs qui signifient respectivement « ami des chevaux », « viril » et « pure ».
Les données de naissances enregistrées par l'INSEE de 1900 à 2024 révèlent des trajectoires variées : certains prénoms grecs, comme Alexandre ou Sophie, ont traversé le siècle avec une popularité soutenue, tandis que d'autres ont connu des pics marqués à des décennies précises avant de s'effacer. D'autres encore, tels Théo ou Zoé, ont émergé ou resurgi à la fin du XXe siècle, témoignant d'un attrait renouvelé pour l'héritage hellénique.